Coupe du Roi : Un Clasico pour un Titre
Le FC Barcelone et le Real Madrid se retrouvent ce soir en finale de la Coupe du Roi. Après le match nul en championnat (1-1), les deux géants espagnols ont hâte d’en découdre à nouveau pour s’offrir le premier trophée de cette saison 2010-2011.
Le match nul du week-end dernier a semblé satisfaire tout le monde, y compris Ronaldo et Messi qui ont inscrit chacun un pénalty. Il fait les affaires du Barça qui se voit, sauf accident, assurer du titre : il compte maintenant 8 point d’avance sur son dauphin, le Real, à cinq journées de la fin.
Mais ce match nul a également sauvé l’honneur des Merengues, après l’humiliation du premier clasico (le fameux 5-0), tout en rassurant Mourinho, ses joueurs et les socios sur la capacité du club à contenir les assauts des Blaugranas.
Cela a cependant un prix : les madrilènes ont pratiqué un football ultra-défensif, avec pratiquement sept joueurs derrière et abandonné la balle aux barcelonais. Mais le plus étonnant est que cette recette de Mou, qui ne soulevait aucune question chez des italiens habitués au « catenaccio », ne suscite plus beaucoup de critiques au pays du « beau jeu ». Peu importe le flacon, tant qu’on a l’ivresse…
Or, ce soir, les madrilènes ont envie de fêter un nouveau titre, et d’ainsi sortir de l’ombre de leur éternel rival. Il faut dire qu’ils n’ont plus rien gagné depuis 2008 et que la dernière fois qu’ils ont soulevé ce trophée remonte à 1993.
Pour cela, The Special One reconduira son système anti-Messi en alignant Pepe devant la charnière centrale, en milieu défensif. Il faudra donc sacrifier un attaquant, sans doute Di Maria ou Benzema puisque Cristiano Ronaldo est incontournable (un pénalty réussi, un coup franc sur le poteau) et qu’Ozil a été excellent lorsqu’il est rentré en jeu, en seconde mi-temps.
En face, Pep Guardiola proposera son habituel 4-3-3 qui privilégie le contrôle et la circulation du ballon. Dans ce cadre, le retour de Puyol sera intéressant car il fournira une nouvelle arme à une équipe qui avait dominé sans finalement réussir à se créer plus d’occasions que son adversaire.
Quel que soit le vainqueur, l’équipe titrée ce soir prendra également un avantage psychologique certain en vue des demi-finales de la Ligue des Champions qui approchent à grand pas : le match aller aura lieu dans une semaine (le 27, à Madrid) et le match retour dans quinze jours (le 3 mai, en Catalogne).

